Les chansons de Ludovic Gourvennec 

Octobre - Semaine 3 : 

Et où en est la Belgique dans toute cette production incessante de chanson francophone ? Eh bien, ça bouge ! Au-delà des canoniques Adamo, Maurane et Axel Red, et des récents et très très populaires Stromae, Angèle ou Damso, on voit émerger ces derniers temps des artistes très intéressants qu’il faut absolument mettre en lumière.

Cette semaine, focus sur Noé Preszow. A vrai dire, quand on le voit et qu’on envisage son look, on est assez loin du star-système et de la recherche travaillée d’une apparence clinquante. Il a un côté monsieur Tout-le-monde assez déroutant mais ses chansons s’avèrent vraiment percutantes, mélodiquement très séduisantes, et je trouve qu’elles apparaissent un peu comme un baromètre fiable (et assez pessimiste, autant le dire) de l’état d’esprit de la jeunesse d’aujourd’hui. Désabusée, désorientée, presque démoralisée, mais également prête à en découdre et à changer les choses.  

Nous avions découvert « A nous » (2020), morceau très mélodique et super bien écrit (avec un clip multi-voix très interactif) dans lequel il interroge la condition actuelle de la jeunesse mais plus largement de ces citoyens qui ne se reconnaissent plus dans le mode de vie et de consommation contemporain. Il semble avoir un don délicat pour prendre le pouls de la société et c’est intéressant (toujours être à l’écoute de la jeunesse d’une nation, c’est la règle de base). Et cela, selon une dialectique qui regarde ici (il faut changer les choses au niveau local) et là-bas (« à vous », qui envisage la problématique de la migration à une échelle plus globale). Donc avec une conscience citoyenne universelle. 

« A nous » (2020)

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Voici le plus récent « Que tout s’danse » (2020) qui interroge à nouveau les relations sociales, le degré de gravité à l’aune duquel il faut mesurer les maux sociaux, le niveau jusqu’auquel on peut aller pour supporter les injustices, mais aussi la fonction de la musique et de la chanson pour dire les relations entre les personnes et les problèmes de la société. Comment trouver de la légèreté dans cette période plombante ? « Tu m’dis que tout s’danse, même la honte, qui monte qui monte, même l’absence »…

« Que tout s’danse » (2020)

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Bonne semaine à toutes et à tous.