Orelsan, rappeur originaire de Caen (il s’appelle d’ailleurs Aurélien Cotentin, ce qui ne s’invente pas), constitue probablement un des artistes français actuels les plus populaires, dont les sorties d’albums sont attendues, dont les concerts sont méga complets (plusieurs soirées d’affilée dans des zéniths monstrueux) et dont beaucoup de chansons deviennent emblématiques. Oscillant, comme beaucoup d’autres artistes, entre le rap initial et les productions mainstream plus fréquentes, il s’avère être un artiste qui se trouve, en 2026, à la croisée des chemins, entre l’adolescence dont il se revendique encore un peu et la maturité dont il s’approche et qu’il va devoir assumer. Imprégné de culture japonaise (via les mangas) et de culture rap, engagé dans le cinéma et les séries (dont la top série de Canal+ « Bloqués » avec son pote Gringe), OrelSan a produit 6 albums, au sein desquels figurent des chansons autobiographiques mais également des morceaux plus politiques, voire polémiques. En voici quelques-uns.
« La terre est ronde » (2011) : sur l’album Le chant des sirènes figure cette chanson très connue qui marque le début de son succès. Il s’agit d’un titre assez emblématique de la culture rap/pop des années 2010-2020, qui définit une sorte de philosophie fataliste (dans le fond en quelque sorte, elle se situe dans l’esprit de ce que Voltaire exprime dans la fin de Candide à propos du jardin à cultiver) en partie rendue par la ligne mélodique lancinante.

