Les chansons de Ludovic Gourvennec

 

Octobre - Semaine 2 :

Découvrons cette semaine, la petite chanteuse qui monte qui monte…, une nouvelle artiste prometteuse au nom à vrai dire assez énigmatique, presque poétique : Zaho de Sagazan, 23 ans, originaire de Saint-Nazaire, auteure de l’album récent La symphonie des éclairs et qui a eu droit en décembre 2022 à une résidence aux Transmusicales de Rennes (ce qui est très bon signe en termes d’avenir). Elle a surpris tout le monde en surgissant ainsi et il faut reconnaître qu’on a affaire à une artiste vraiment originale, avec une diction tantôt normale, tantôt prononcée à l’ancienne avec certains « r » roulés, parfois encore rapide comme Aznavour, parfois murmurée comme Barbara. Ses chansons apportent une nouveauté touchante dans un mix de musique électronique et de chanson française (aux textes pas toujours joyeux). Mais je ne peux pas m’empêcher de déceler un écho à Stromae (dans les textes, dans la diction, dans les arrangements) et à Pomme (dont elle devrait suivre une trajectoire similaire). Signe positif : elle a assuré la première partie des excellents Mansfield Tya. Mais elle se retrouve depuis peu en tête de programmation. Voici quelques beaux morceaux récents. 

« La symphonie des éclairs » (2023) : magnifique chanson en forme d’autobiographie qui explique pourquoi elle s’est lancée dans la chanson, les failles personnelles devenant des atouts à partager (« je ferai danser les gens au rythme de mes pleurs »). Le jeu de l’énonciation et du dédoublement (passage du « je » du refrain au « elle » des couplets) est subtilement réalisé.

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« Les dormantes » (2023) : chanson d’amour mais angoissante sous l’angle traumatique de la manipulation et de la perversion masculine. Le très beau clip confirme le sentiment du texte.

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« Tristesse » (2023) : morceau sur la résilience, sur la faculté à dépasser le spleen, à reprendre le contrôle de ses sentiments et de sa vie (« Marionnettiste je suis / et sûrement pas l’inverse »). Arrangements électro très efficaces. Le clip est vraiment ciblé artiste. 

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« Ne te regarde pas » (2023) : Sur le rapport au corps - Version live au Café de la danse Paris 

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