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Les chansons de Ludovic - Georgio

(Re)découvrez l'originalité de la chanson française et francophone !

Ludovic Gourvennec est professeur de français langue maternelle, seconde et étrangère, formateur et conseiller pédagogique. Titulaire d’une thèse de doctorat consacrée à l’utilisation de la chanson en classe et publiée chez Hachette (Paroles et musiques, le français par la chanson), il adore cette chanson d’hier et d’aujourd’hui, en parler, en jouer, la faire vivre en classe, la faire découvrir dans le monde, cette chanson diverse qu’on écoute, qu’on reprend, qu’on découvre et qu’on partage en héritage.

Ludovic Gourvennec

Le chanteur/rappeur parisien, Georgio, la bonne trentaine en 2026 (il vient de passer l’âge du Christ, son angoisse dans la chanson « Fleurs ») et déjà quelques titres (et albums) à son actif (au fil de collaborations également fertiles avec, par exemple, Vald, Vakra ou Lomepal), a quelque chose de singulier, à la jonction des genres et des styles, sous importante influence rap (souvent les couplets) mais avec une large ouverture vers la chanson (souvent dans les refrains) et vers le rock (dans les arrangements). Ses textes montrent quelqu’un d’honnête qui n’hésite pas à parler librement de ses névroses (voir le titre « La musique pour soigner mes maux » 2025) et qui cherche à questionner le monde d’aujourd’hui et ses problématiques complexes, en abordant justement cette complexité sans complaisance. Ses concerts le confirment : on passe d’une ambiance à une autre sans rupture apparente, la cohérence restant le maître mot (comme à Saint-Malo en 2026). Georgio apparaît vraiment comme un artiste sincère et qui peut remplir de très grandes salles de 10 000 personnes et venir jouer dans des structures beaucoup plus modestes avec la même énergie, cette liberté semblant être pour lui une condition fondamentale pour exercer son art et aller à la rencontre des gens.


« Héra » (2016) : gros choc à la première écoute, plein de rage et de dynamisme, avec des arrangements presque rock.

« Brûle » (2016) : j’adore ce morceau incandescent, aux élans de passion et d’engagement, à écouter bien tranquille en voiture vers une destination idéale. « Et toi qui brûles, brûles, sens-tu nos consciences qui brûlent, brûlent autour de nous ? / Et moi qui brûle, brûle, Je sens la défiance qui brûle, brûle jusqu’au bout ».

« Vers le haut » (2021) : comme beaucoup d’autres, voici un morceau de la désillusion sociale et la façon de s’en sortir pour les générations et classes sociales plombées. Avec un bel hommage aux livres et à Romain Gary et un super refrain très chanté/chantant.

« Concept flou » (2021) : très beau duo avec Cœur de Pirate sur l’amour qui tourne mal, et sur la désillusion personnelle.

« Esprit libre » (2023) : chanson d’amour parue sur l’album Années sauvages, assez décomplexée et qui sort des clichés souvent véhiculés par/dans le rap (« J’ai l’esprit libre mais mon cœur est à toi »).

« Terminal 2 » (2023) : très belle chanson de Lithium (groupe créé entre autres par l’excellent Waxx) avec ambiance acoustique et orchestration à cordes sur un beau texte traitant de la tolérance et de l’indépendance, où Georgio et Adé prêtent leurs (belles) voix (« Tout s’embrase et nous, on s’envole »).

« Vendredi 13 » (2025) : constat implacable sur le destin des jeunes ayant grandi en banlieue (« on sera toujours du côté de ceux qui morflent »), avec là encore un refrain chanté vraiment chouette.