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Les chansons de Ludovic - Marguerite

(Re)découvrez l'originalité de la chanson française et francophone !

Ludovic Gourvennec est professeur de français langue maternelle, seconde et étrangère, formateur et conseiller pédagogique. Titulaire d’une thèse de doctorat consacrée à l’utilisation de la chanson en classe et publiée chez Hachette (Paroles et musiques, le français par la chanson), il adore cette chanson d’hier et d’aujourd’hui, en parler, en jouer, la faire vivre en classe, la faire découvrir dans le monde, cette chanson diverse qu’on écoute, qu’on reprend, qu’on découvre et qu’on partage en héritage.

Ludovic Gourvennec

La chanson française et francophone a un côté vraiment incroyable : si on arrête de l’écouter pendant trois mois, on peut être largué rapidement, tant le rythme de la production et l’émergence de nouvelles têtes est intense. Ainsi, dans le sillage des Solann, Héléna, Miki ou Yoa, voici désormais Marguerite, belle fleur éclose, comme d’autres, de la Star Academy ("Même moi, je regardais un peu de haut ce programme. Quand je l'ai fait, je me suis rendu compte que c'était bien plus qu'un simple télé-crochet et ce qu'il m'a apporté m'a fait comprendre énormément de choses" dit-elle d’ailleurs à son sujet)Elle trace sa route personnelle, via un premier EP, intitulé Grandir, ce qui dit sans doute bien l’état de passage dans lequel elle se trouve. Il y a chez cette jeune artiste (qui met aussi un pied dans le cinéma) une spontanéité rafraîchissante et une volonté de dire sincèrement les choses, notamment dans le morceau phare de l’album, premier extrait ci-dessous.

« Les filles les meufs » (2025) : chanson vraiment chouette (pour tout dire une vraie révélation de 2025) à l’ancrage socioculturel très fort, très réussie, qui proclame haut et fort, mais sans provocation ou esprit de défi, le fait qu’une fille puisse en aimer une autre et qu’elle puisse se sentir davantage en sécurité avec une fille. La posture n’est pas à l’affrontement avec la société ou avec les hommes (qu’elle essaie même de comprendre) mais Marguerite explicite simplement des choses basiques que les filles ressentent en général face à une certaine violence du contexte patriarcal, ce qui a fait de ce titre un emblème des luttes queer.

Version live : 

« Les avions » (2025) : la vie en couple qui se termine est présentée sous la forme d’une métaphore de l’aviation. Ici, dans une version piano/voix très douce.

« La maison » (2025) : quand l’environnement familial incarné par la maison familiale fait peur et angoisse, on rêve d’avoir sa propre maison et d’y vivre sereinement. Ambiance plus pop pour cette chanson. 

« La boss » (2026) : quand il s’agit de prendre en mains sa propre existence en assumant vraiment (« Ne les laisse pas parler pour toi » / « C’est toi la boss de ton jeu »).