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Les chansons de Ludovic - Juniore

(Re)découvrez l'originalité de la chanson française et francophone !

Ludovic Gourvennec

Ludovic Gourvennec est professeur de français langue maternelle, seconde et étrangère, formateur et conseiller pédagogique. Titulaire d’une thèse de doctorat consacrée à l’utilisation de la chanson en classe et publiée chez Hachette (Paroles et musiques, le français par la chanson), il adore cette chanson d’hier et d’aujourd’hui, en parler, en jouer, la faire vivre en classe, la faire découvrir dans le monde, cette chanson diverse qu’on écoute, qu’on reprend, qu’on découvre et qu’on partage en héritage.

Ludovic Gourvennec

Juniore a un nom presque d’enfant mais produit une œuvre très mature. Né en 2013 autour de la chanteuse Anna Jean (qui est la fille du grand écrivain français J.M.G Le Clézio), le groupe – Juniore avec un « e » - (à dominante féminine, ce qui n’est pas si fréquent dans la scène hexagonale) s’est développé peu à peu, élaborant un style assez particulier car partagé entre des influences anciennes (les années 60) et une certaine modernité, presque rock. Beaucoup de leurs morceaux commencent d’ailleurs par une rythmique/scansion basse ou guitare électrique, qui donne le tempo général. Si l’on ajoute le timbre de voix d’Anna, qui rappelle à la fois Françoise Hardy et Clara Luciani, on aboutit à cette synthèse stylistique assez intemporelle, mais unique dans son éclectisme (qui me fait parfois penser aussi au groupe La femme). 

« Je fais le mort » (2016) : c’est la chanson magnifique par laquelle j’ai découvert le groupe et je ne me lasse pas de l’écouter, texte assez étrange dans le fond, mélodie lancinante, voix suave, variation habile dans le rythme général, une vraie réussite !

Version studio : 

Live :

« Panique » (2017) : chanson très tonique pour dire l’angoisse de voir l’autre (« J’y peux rien, c’est physique, comme un choc électrique, je te vois, je panique »). L’orchestration de la chanson me rappelle les morceaux de Nino Ferrer, avec ces claviers un peu saturés.

Live sur Canal + :

« Ah bah d’accord » (2020) : morceau très rythmé qui rappelle les chansons de Dutronc, avec toujours un univers assez sixties. 

« Bizarre » (2020) : chanson litanique, globalement instrumentale (texte minimaliste – mais comment trouver les mots quand on se sent bizarre ?), très influencée par l’esthétique des années 1970, planante, avec une sorte de son sifflé comme chez Ennio Morricone, à l’image du clip.

Le groupe a sorti en 2024 un nouvel album, Trois, deux, un, qui vient forcément faire écho au précédent de 2020, Un, deux, trois, en signifiant cette fois-ci une sorte de compte à rebours vers l’éclosion – voilà un groupe qui mériterait vraiment de connaître un succès majeur !

« Le silence » (2024) : la séparation, la distance et ce qu’on en pense, ce qu’on pense de l’autre qui peut-être y pense, tu penses à toi, tu penses à moi ? « La crise de foi ».

« Méditerranée » (2024) : très beau clip, ambiance canicule de 1976.