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Les chansons de Ludovic - Nicolas Peyrac

(Re)découvrez l'originalité de la chanson française et francophone !

Ludovic Gourvennec

Ludovic Gourvennec est professeur de français langue maternelle, seconde et étrangère, formateur et conseiller pédagogique. Titulaire d’une thèse de doctorat consacrée à l’utilisation de la chanson en classe et publiée chez Hachette (Paroles et musiques, le français par la chanson), il adore cette chanson d’hier et d’aujourd’hui, en parler, en jouer, la faire vivre en classe, la faire découvrir dans le monde, cette chanson diverse qu’on écoute, qu’on reprend, qu’on découvre et qu’on partage en héritage.

Ludovic Gourvennec

Nicolas Peyrac est un grand chanteur français (également romancier), souvent identifié mais pas forcément si reconnu que cela, qui a pourtant été un artiste important dans les années 70-90 sans bénéficier pour autant, à l’échelle du temps, d’une reconnaissance qu’il aurait méritée vu son talent. Sans doute n’a-t-il toutefois pas voulu céder aux sirènes de la notoriété et des médias, mais son œuvre mérite toute l’attention. Un temps auteur pour d’autres artistes, il a vite composé ses propres morceaux : textes très bien écrits, dans la lignée des dinosaures de la francophonie qui l’ont précédé, mélodies toujours enchantantes, ambiances souvent acoustiques : ses chansons captivent et certaines ont constitué en leur temps des tubes beaucoup écoutés, mais pas à l’échelle des Claude François, Michel Sardou ou Michel Delpech. C’est comme si sa vie l’avait conduit à privilégier les choses essentielles plutôt que le superficiel et il a ainsi été amené, à une époque, à s’éloigner des préoccupations commerciales pour rejoindre des contrées plus lointaines (Canada). Mais il est toujours également resté attaché à la Bretagne. Il n’en reste pas moins que Nicolas Peyrac a été et constitue (il continue à faire des concerts) une valeur sûre de notre chanson française.

« Et mon père » (1975) : c’est sans doute sa chanson la plus célèbre, comme un morceau à distance composé au milieu des années 70 pour parler des grandes figures des années 50 et 60 (Juliette Gréco, Jacques Brel, Gilbert Bécaud, la rive gauche des intellectuels avec Jean-Paul Sartre…), et surtout de la façon dont il fallait procéder pour parvenir au succès (les cabarets écumés, la persévérance), tout en y mêlant la problématique de sa propre famille. 

Naissance de la chanson : 

« Sa far away from LA » (1975) : chanson de l’exil et de la nostalgie et de l’interrogation existentielle. 

« Mississipi river » (1976) : toujours ces thématiques de l’ailleurs, et de l’Amérique du Nord en particulier, qui semblent lui tenir à cœur. 

« Je pars (le vol de nuit s’en va) » (1977) : chanson de la séparation du couple mais sans doute un peu plus, car elle s’accompagne d’une rupture géographique, d’un espace qu’il faut placer entre les deux personnes. 

« Le vin me saoule » (1977) : magnifique chanson d’amour où la douce ivresse crée une sorte de parenthèse enchantée qui autorise le bonheur qui semble ne pas avoir de fin. Chanson un peu dans la veine d’une autre que je vous conseille : « Il y aurait du soleil » (1977).

« Une peau que t’as pas » (2009) :